Balade-écriture du 27 décembre 2020 à l’Ichtyosaure à Digne-les bains Thème : Le voyage

Voyage vers l’Ichtyosaure 

Le temps guide nos pas, passage vers le passé, vers un temps où je n’étais pas. Le Bès garde la mémoire : l’eau jadis en crue nous livre ses racines en bois flotté, même les pierres serties de lignes blanches ont la trace du passé. Mais un tag nous ramène au temps présent, en 2020, là où le voyage commence, ici, maintenant. L’ammonite fossilisée sur le chemin caillouteux embrasse le corps noir et nu de la demoiselle drapée qui s’érige en gardienne du passé et nous livre ses courbes d’argile fragile. Les buis mangés par les pyrales nous entourent, témoin d’une invasion qu’ils n’ont pas voulus, et le temps ici réagit, le buis revit..la mousse l’aide à retrouver un semblant d’humanité avec ses bras tombant de vertes-tiges. L’ichtyosaure nous attend, lui, le vieux, le poisson lézard qui veut l’immortalité, devenu pierre du chemin.
Et le son des bâtons rythme la descente : Adieu thym, sarriette et temps d’antan. Revenons au présent, là où un autre voyage commence…

Hélène

 

Voyage au pays de l’harmonie

Le calme se fait, le Bès murmure, les oiseaux piaillent, je m’évade vers ce pays imaginaire où tout n’est qu’harmonie, beauté, sensations de douceur, chansonnettes légères, chaleur tiède des rayons du soleil sur la joue, murmure du vent dans les arbres. Partis quelques instants, quelques minutes, quelques jours ?
Mais déjà le bruissement de pas des promeneurs, le moteur d’une voiture qui passe sur la route, une autre qui démarre sur le parking et l’alchimie de l’évasion s’évapore avec le retour à la réalité moins idyllique. A bientôt doux rêve qui me fera planer à nouveau vers tes contrées chatoyantes et enivrantes.

Hervé

 

Voyage vers l’ichtyosaure

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Hector. Il voulait devenir ichtyologue, l’étude des poissons.
Il apprit un jour qu’il existait un endroit extraordinaire où se trouvait plein de fossiles de coquillages et d’ichtyosaures. Hector parcourra à pied, à cheval, en canoë des milliers de kilomètres pour s’y rendre. Des chevreuils et des sangliers lui indiquèrent le chemin.
Après des années de voyage et des nuits à en rêver, il arriva hirsute dans cette vallée de fossiles. Il fut émerveillé par ces nuances de vert, ces pierres rayées, ces arbres qui s’accrochent à la vie.
Il prit le temps d’aller saluer le soleil tout en haut de la montagne et de là, il vit enfin le trésor… de toute sa quête : l’ichtyosaure de 180 millions d’années.

Annick

 

Voyage vers l’ichtyosaure

Il est temps de prendre le temps, c’est ainsi que démarre ma journée, me lever et regarder, savourer cette belle journée d’automne où les verts jouent à celui qui sera le plus beau !
Prendre le temps de partager et de voyager à travers le temps…Écouter le bruit de l’eau qui coule, le vent à travers les feuillages et les odeurs du thym et de la sarriette sur un recoin de colline. Sentir la fraîcheur du matin, que le contraste du soleil de l’heure du repas fait oublier quelques heures. Mais surtout partager ensemble l’univers étonnant et riche des mots et de la création grâce à la pince d’Annick qui retient la troupe fanée de gaie planchette ..Quel voyage extraordinaire, sur mes deux pieds, les sens en éveil, et la tête dans les étoiles de la création et de l’imaginaire..Oublier le quotidien , ou le mettre à distance quelques heures, afin de pouvoir être soi-même, simplement et lentement, sans contrainte et obligation, oublier les masques et le Covid, retrouver ce monde d’avant avec ce qu’il avait de simple et de joyeux

Laure

 

Voyage dans le temps

Laisser le temps au temps… Après avoir couru après le temps, et avoir perdu son temps, cet homme n’a plus voulu passer le plus clair de son temps à être dans l’air du temps. Il a décidé que le temps était venu qu’il prenne du bon temps de temps en temps, d’observer le temps qu’il faisait et d’envisager sa vie en se donnant du temps.

Laure

 

Voyage au pays des images

L’âme de caillou se trouve jetée dans la rivière du rêveur. Elle voyage au gré de l’eau jusqu’à la forêt de janvier où le sol pleureur de choux se lamente. L’âme devient corps de bois en passant sur un pont de chair et d’os. L’âme alors pleure à côté du sol, et la rivière se remplit de larmes de vie.

Hélène

 

Au cours des voyages on fait des rencontres improbables (cadavres exquis)
-l’extraordinaire et non moins surprenant papillon aux multiples couleurs, et l’extravagante femme aux
pieds plats se sont rencontrés au jardin d’Eden , Il lui dit : « cela t-a-t-il plu ? ». Elle lui a répondu :
« Écoute, j’en ai marre de trier tes chaussettes »
Moralité de l’histoire : il faut ranger quand bon nous semble
-Le majestueux clown du cirque Zavatta et la dévergondée Simone de Beauvoir se sont rencontrés sur une
piste de danse au dancing du village. Il lui a dit « bonjour ». Elle lui a répondu « j’en veux encore ! »
Moralité de l’histoire : le temps presse, gare à tes fesses.